Plus de robots, moins de travail

che_wagner_lift14Che Wagner an der Lift Conference in Genf

 

Die Westschweizer Zeitung Le Temps bericht ausführlich zur Lift Confernece 2014 in Genf. Che Wagner hat dort die Generation Grundeinkommen und die Idee des bedingungslosen Grundeinkommens präsentiert. Im Zentrum des Artikels steht die Frage nach der Zukunft der Arbeit:

Plus de robots moins de travail

 

Ausschnitt:

Un revenu universelpour tous

Et si une part croissante de travailleurs ne trouvait pas sa place dans la nouvelle économie? Bien sûr, nous aurons sans doute besoin encore longtemps de dentistes, de physiothérapeutes ou de puéricultrices, mais entre la concurrence des ordinateurs et celle des pays en voie de développement, qui continueront encore quelques années à offrir une main-d’œuvre bon marché, une part croissante de la population n’aura sans doute plus rien à faire. C’est la thèse d’Andrew ­McAfee, directeur associé du centre de business digital du MIT Sloan School of Management et ancien professeur à Harvard.

Selon Andrew McAfee, les robots vont prendre notre travail. Cela prendra peut-être vingt ou trente ans, mais c’est inévitable. «Fantastique», a d’abord pensé le chercheur. «Nous aurons enfin le temps de nous adonner à nos loisirs et de réfléchir aux multiples façons de rendre le monde meilleur.» Mais force est de constater que les chômeurs d’aujourd’hui ne sont pas aussi satisfaits de leur condition. Dans une conférence TED donnée en février 2013 en Californie, Andrew McAfee souligne que les Américains sans emploi sont moins heureux en ménage, divorcent davantage, votent moins et sont plus régulièrement envoyés en prison. Conclusion, dit-il, le chômage, tel qu’il existe aujourd’hui, crée une multitude de problèmes, que ce soit au niveau personnel ou au niveau sociétal. Pour cette éminence grise américaine, qu’on peut difficilement comparer à un hippie ou à un communiste, la solution est d’adopter le revenu universel.

Moins de travailpour plus de projets

C’est le concept qu’est venu présenter à Lift Che Wagner, jeune universitaire militant qui tente de faire adopter le principe du revenu universel en Suisse. Selon lui, la productivité du travail rend déjà son adoption possible. Chaque citoyen toucherait mensuellement une certaine somme d’argent sans aucune condition. Le montant ne serait pas très élevé, mais suffirait à vivre décemment. En Suisse, par exemple, il se monterait aujourd’hui à 2500 francs. «Si les gens n’ont plus besoin de gagner leur vie, ils pourront se consacrer aux projets qui leur tiennent à cœur», décrit Che Wagner. «Ils auront le temps de songer à la contribution qu’ils pourraient apporter à la société et qui correspond à leurs capacités. Ils deviendraient ainsi plus productifs et créatifs.»

Ce ne sera sans doute pas un problème si certaines personnes décident de ne plus travailler. Il n’y aura pas assez à faire pour tout le monde. Mais si plus personne ne veut mettre la main à la pâte? «Beaucoup de gens voudront travailler, parce que ça les intéresse et qu’ils voudront augmenter leur revenu», rétorque Che Wagner. «Quand nous avons récolté les signatures pour notre initiative, nous avons conduit un petit sondage. A la question de savoir si la personne souhaiterait continuer à travailler, 80% des interrogés ont dit oui. Mais si on leur demande s’ils pensent que les autres vont continuer à travailler, 80% répondent non. Notre société n’a pas un problème de force de travail, elle a un problème de confiance.»

 

 

 

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